Plan communal de sauvegarde

En cas de tempête ou d’accident majeur sur la commune
En décembre 1999, la tempête, puis dernièrement lors de l’été 2013 un incendie de forêt sur la commune de Cantillac ont montré la fragilité de notre territoire et notre sensibilité à des événements inattendus et parfois violents, même si les dégâts occasionnés n’ont pas atteint l’ampleur des drames dus aux orages récents dans le sud de la France.

Tous les climatologues s’accordent à dire que les aléas climatiques seront de plus en plus nombreux et de plus en plus puissants ceci allant de pair avec un réchauffement de la planète.
Pour faire face à ces risques et à tous ceux que notre société génère (accident de centrale nucléaire, accident de véhicule transportant des matières dangereuses…) la loi oblige depuis 2004 chaque commune du territoire français à se munir d’un Plan Communal de Sauvegarde ou PCS.
Un PCS est un plan pour faire face à toutes les situations mettant en péril les habitants et perturbant la vie collective. C’est une réponse collective aux catastrophes ou aux accidents graves.
Il se traduit par un document officiel validé par le conseil municipal et la préfecture. Dans ce document on trouve :
. la liste des risques éventuels pouvant affecter la population ou le territoire communal
. les différents moyens pour informer rapidement la population
. un recensement succinct des moyens matériels et humains
. un plan pour organiser les secours
Les risques envisagés sont d’origines très diverses :
Le climat est la source de plusieurs risques. L’inondation concerne les villages proches de la Dronne : Racaud, Verneuil et quelques maisons ou moulins isolés. Par contre la canicule et la tempête peuvent toucher toute la population sur tout le territoire communal.

Les incendies de forêt représentent surtout un risque dans 3 zones de la commune (Puyhardi-Genebrière, La Faye-Coulonges, La Faye-Martinières)
Les risques d’accident de poids lourds avec une pollution accidentelle sont localisés sur les axes les plus fréquentés RD82 et RD83 et la traversée du bourg.
Le risque technologique industriel est lié à la présence de l’usine Saint Michel qui n’est cependant pas classée «Seveso». La commune de Champagnac de Belair n’est située qu’à 100 km à vol d’oiseau de trois centrales nucléaires importantes, la mettant ainsi à portée d’une pollution radioactive.

Afin d’être plus efficace et plus rapide dans l’information aux populations et l’arrivée des secours, un découpage de la commune en 22 quartiers de population a été réalisé. Deux personnes référentes par quartier ont été identifiées. Elles ont pour rôle d’être l’intermédiaire entre la population et les responsables de la commune ou des organisations de secours.
Dans votre secteur, les référents vous ont sans doute déjà rencontrés pour vous expliquer le fonctionnement de ce plan de secours. Ils ont également recensé le matériel utile en cas d’événements graves : tronçonneuse, groupe électrogène… Ceci est important car il permet de savoir si chaque secteur a suffisamment de ressources matérielles au cas où, chaque propriétaire restant le seul utilisateur éventuel. Ce n’est pas non plus une obligation et chacun est libre de se mettre à la disposition de la collectivité et de se joindre éventuellement à une équipe de secours en cas de besoin.
Même si le maire et tous les élus ont le devoir d’assurer la sécurité de tous les citoyens et de venir à leur secours, il nous semble aussi important que chacun puisse exprimer sa citoyenneté par des gestes solidaires.

Si vous êtes isolé, si vous avez un besoin particulier en cas de tempête ou autre événement, si vous avez remarqué des dégâts matériels lors d’un orage, contactez les, ils pourront vous aider et transmettre aux responsables rapidement toute information utile pour vous secourir. La liste des référents vous sera diffusée dans les prochaines semaines.

Ce contenu a été publié dans Non classé. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.